Thursday, January 28, 2010

Puerto Madryn 28/01/2010

Cette année, année du phénomène climatique El Niño, est chaude en Patagonie. En 5 voyages ici, il me semble que je n'ai jamais autant souffert de la chaleur, même dans des endroits où je ne m'y attendais pas, comme plus en altitude ou bien sur un bord de mer reconnu pour ses vents frais.

Je suis arrivée avant-hier à Puerto Madryn, où Julio s'est levé tôt pour aller m'attendre à la station de bus (je devais arriver à 7h) pour rien. Des problèmes mécaniques ont fait que, tout de suite en sortant de la gare de bus de Cipoletti, nous avons du aller au garage local faire vérifier un truc. Comme il était presque minuit, je m'étais endormie, aussi, que ne fut ma surprise, une heure plus tard, de me faire réveiller pour que nous sortions tous et de réaliser que nous étions à nouveau à la station de Cipoletti! Et cette fois-ci, le locutorio étant fermé, je n'ai pas pu appeler Julio pour l'avertir que nous partions en retard. Nous nous étions parlé quelques minutes avant mon départ et avions convenu qu'il irait me chercher.

À l'heure prévue de mon arrivée, nous venions de quitter la province de Rio Negro et d'entrer dans celle de Chubut, et étions en train de faire fouiller nos sacs par des chiens et des policiers qui cherchaient de la marijuana et autres drogues. Ils ont passé au peigne fin une bonne partie de mes baggages, et c'était vraiment très gênant (et quand même aussi hilarant) d'avoir à expliquer ce qu'était qu'une pissette (le petit truc en caoutchouc avec lequel voyagent beaucoup de femmes et qui permet de faire pipi debout sans avoir à enlever ses pantalons, bien pratique à bien des endroits de la nature) de même que plusieurs autres articles qu'ils n'ont pas l'habitude de voir. J'ai eu un petit attroupement autour de mon sac, et j'étais la dernière personne à pouvoir remonter dans le bus, pffffffffffffff!

Lorsque je suis finalement arrivée à la station 3 heures en retard, Julio était au travail, ne sachant plus quand j'arriverais.


Il est venu me chercher et me laisser à la maison, et après avoir jasé un bon bout et lui avoir donné les trucs qu'il avait commandés (un brûleur avec bouteille, une frontale) et son cadeau d'anniversaire (une bouteille de whisky), nous sommes allés à la plage avec le chien pour manger un petit truc rapidement avant qu'il n'aille travailler. Une fois le temps un peu plus frais, je suis allée courir, cela a fait du bien! Mais dès que la brise de mer disparaissait, on sentait à quel point le soleil est brutal.

Et maintenant, ce sont les vraies vacances, voir des amis, se promener, sortir le chien. Hier après-midi, nous sommes allés faire du kayak, et la mer était remplie de petit ténaphores, des petits êtres gélatineux et transparents à travers lesquels scintillent de délicates lumières de pulsions électriques. Ils ressemblent à de merveilleuses petites décorations de noël.

À certains endroits ils étaient si nombreux que la mer se teintait de lilac, on pouvait voir de loin où ils formaient des genres de nuages. Nous nous sommes arrêtés et avons laissé nos mains dans l'eau, sentant la caresse des ténaphores qui glissaient doucement entre nos doigts.




Ce matin je me suis levée trop tard pour aller courir dans une température plus ou moins raisonnable. Car 37 degrés, je ne trouve pas ça raisonnable. Je vais attendre que la brise de l'après-midi se mette à souffler, et que le soleil soit moins assomant.

No comments:

Post a Comment